Élections américaines 2020 : et si le vrai combat était plus que jamais celui des réseaux sociaux ?

Le vote par correspondance.

Le 3 Novembre 2020, les Etats-Unis vont élire ou réélire leur président. A ma droite, le sortant et controversé, Donald Trump. A ma gauche, côté démocrate, Joe Biden, ancien vice-président de Barrack Obama, pendant 8 ans.

Événement médiatique planétaire dans un contexte « normal ». Il revêt, cette année, celle de la Covid-19, un caractère encore plus présent, notamment, avec le vote par correspondance pour une majorité d’américains.

Changement qui suscite beaucoup d’interrogations chez les américains et dans les 2 camps politiques opposés : fraude, falsification, lenteur logistique… Bref, un climat pesant au dénouement prochain et incertain, début novembre, car nous avons peu de chances de connaître le nom du prochain président le 3 novembre, comme annoncé !

Une situation encore plus inédite avec la crise sanitaire

Le sprint final est lancé depuis quelques semaines, moins sur le terrain que dans les médias et sur le web ! En effet, les échanges sont virulents entre les candidats, les équipes de campagnes et les supporters. Les réseaux sociaux cristallisent l’opinion !

Déjà en 2016, ces derniers avaient été au cœur de l’élection ! Ils auraient influencé les votes et l’élection de Donald Trump. De nombreux scandales ont éclaté, et certains restent, cette année, d’actualité : pression de la Russie pour faire élire Donald Trump, l’affaire Cambridge Analytica, la confiance en Facebook en forte baisse… De plus, Twitter est devenu, depuis 2016, l’instrument préféré de communication de Donald Trump (près de 90 millions de followers, moins que son prédécesseur Barack Obama qui en compte 124 millions).

A ce titre, l’avènement des médias sociaux, de l’information immédiate, de l’infobésité … a créé et mise en lumière les « fake news » et la manipulation des faits. Chacun devenant un potentiel leader d’opinions ou influenceur écouté par des centaines, milliers ou millions de personnes.

Dans l’œil de l’actualité, Donald Trump y distille petites phrases assassines, décisions majeures … Son terrain de jeu et de confrontation. Une nouvelle façon de faire de la politique ! Adepte des infox, il monte, un peu plus en puissance dans la dernière ligne droite. Pour n’en citer qu’une d’une très longue serie : il assimile les septs tirs d’un policier blanc contre Jacob Blake à un golfeur ratant son trou. Sidérant !

L’implication complexe des réseaux sociaux !

Ce phénomène de falsification ou de détournement des faits n’est pas le propre des États-Unis. La France n’est pas en reste. Citons quelques exemples : l’usine Lubrisol et les « fausses » conséquences de l’explosion, les fausses images de violences policières ou encore, plus récemment, les résultats des différents tests contre le coronavirus.

Le côté obscur des réseaux sociaux.

C’est pour cette raison que les réseaux sociaux ont commencé à prendre les devants cette année pour essayer de prévenir toutes les possibles attaques extérieures ou éviter les différentes stratégies visant à manipuler leurs membres, ce qui ne sera pas chose facile. D’autant plus qu’il y a quelques jours, Microsoft a détecté différentes cyberattaques envers les équipes de campagne de l’élection présidentielle US provenant de la Chine ou de la Russie. Objectif : mettre en place des opérations de propagande et d’influence.


De son côté, Facebook essaie déjà de redorer son image en s’impliquant davantage contre la manipulation et les fake news : Facebook « rejettera toutes les publicités politiques qui déclarent un candidat vainqueur avant que les résultats officiels n’aient été confirmés ».

Twitter, quant à lui, va s’appuyer sur ses utilisateurs pour qu’ils dénoncent les « fake tweets », les images détournées ou les vidéos tronquées laissant libre son interprétation à l’avantage du parti souhaité.

Un débat qui a annoncé la couleur

Après le débat du 29 Septembre, les réseaux sociaux se sont bien évidemment emballés à la vue des  échanges chaotiques (et souvent irrespectueux) entre les 2 candidats, créant aussi bien de la révolte chez certains que la prolifération de « memes » (élément ou phénomène repris d’une séquence originale puis modifié et redistribué sur internet) :

Phénomène de société depuis plus de 15 ans, Les réseaux sociaux transforment et façonnent nos espaces de communication et d’interactions. Phénomène encore plus marqué en 2020 par l’obligation de distanciation sociale.

Le débat reste ouvert, passionnant et parfois déconcertant !

Retenons, aussi, sous un angle plus professionnel (le nôtre au final !), la puissance d’un Facebook ou d’un LinkedIn pour nos entreprises fragilisées par la crise et qui regorgent de créativité et d’innovation pour entretenir et développer du lien avec leurs clients et prospects ! D’autant plus que nous ne sommes pas les seuls à prôner l’importance de la digitalisation des entreprises.

Nous sommes fiers, encore plus ces derniers mois, de pouvoir accompagner nos clients dans leurs présences digitales et sociales, de contribuer, avec eux, à créer des communautés et des dispositifs de communication pertinents, interactifs et efficaces (comme ici avec les exemples de famileo et de Cinéville).

Innovons, n’imitez pas, soyez vous-mêmes ! Wedig à vos côtés !